Communiquer, c’est se positionner

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La plupart du temps, on pense à la communication comme d’un élément final. On prépare un projet et puis on cherche à le communiquer avec plus ou moins de facilité. Après avoir parlé récemment avec deux clients, je m’aperçois à quel point il y a besoin de clarifier cela : la communication, c’est avant tout s’interroger sur sa position : position à l’autre, position à soi-même.

Si j’ai peur de communiquer, si j’ai du mal à communiquer, c’est que bien souvent que le projet n’est pas assez clair, que les rôles des uns et des autres ne sont pas suffisamment clairs. Que ce que j’apporte en prenant la parole, que ce que les autres apportent, leurs attentes (freins et moteurs) et mes attentes (freins et moteurs) ne me conviennent en réalité pas vraiment. C’est dans ces cas là que l’on marche à reculons.

Quand on communique, on veut avoir un effet. On souhaite que cela soit entendu, reçu et poursuivi de conséquences dans le concret. On veut être inspiré et inspirant.

La communication est un travail en profondeur. En profondeur ne veut pas forcément dire que ça va être long, ça veut dire que nous allons chercher à l’intérieur de vous où est le courage de dire votre vérité, ce qu’une partie de vous n’ose pas affirmer à cause des croyances limitantes ou de conventions.

Le courage vient du mot cœur.

Une partie de mon travail est d’observer, de vous faire des retours, par rapport à un objectif, des conflits, votre corps et votre carte mentale, de voir là où votre corps est libre, vivant et où il respire, lorsqu’il se révèle à lui-même et de voir là où c’est bloqué, coincé, et d’identifier quelles sont les représentations qui limitent votre vision. En effet, la manière dont vous mettez en récit, c’est-à-dire, présenter et re-présenter le monde va créer vos croyances et donc vos actions.

Car comme disait Jouvet « Tout est faux, sauf le corps ». Votre corps sait ce qui est juste pour lui. Parfois votre tête va lui dire que ce n’est pas raisonnable, que ça n’est pas logique… Mais qui parle quand parle cette petite voix ? Cette voix est-elle vraiment votre voix ou bien celle de vos parents, de vos amis, de vos professeurs qui de toute façon n’ont pas le même point de vue que vous, car ils n’ont ni le même vécu, et surtout, le plus important, ils n’ont pas les mêmes aspirations.

Mon travail est de vous aider à trouver ce courage de dépasser vos peurs, pour mieux vous révéler à vous-même, pour pouvoir ensuite mieux le communiquer aux autres et rentrer en connexion avec les autres pour concrétiser vos projets communs, car le son de votre voix sera réel, touchant.

En étant vrai avec vous-même, vous toucherez la vérité des autres. En vous reconnaissant, en assumant votre vision, permettez aux autres de mieux se reconnaître et de mieux vous reconnaître, car ces croyances limitantes ne s’imposent à vous que tant que vous ne prenez pas réellement votre place.

Viendra ensuite, la mise en forme, la mise en scène qui va créer la relation : les symboles, le registre langagier, la position physique, les intentions, le costume, les lumières, l’occupation de l’espace… Tout se fera de manière fluide et naturelle, lorsque la relation que vous souhaitez établir avec l’autre sera claire et surtout lorsque que vous vous serez réapproprié votre espace mental.

Si vous partez de vos aspirations, de votre vérité intérieure profonde (là où se trouve votre charisme), que vous êtes en accord avec vos intentions, votre position, libre au niveau de vos émotions, présent, alors tout se fera simplement, car tout sera aligné. Ça ne veut pas dire que vous n’aurez pas peur, mais que vous pourrez trouver en vous toutes les ressources du courage pour exprimer avec justesse votre voix.

Emilie Caillon

Trouver la bonne distance

Trouver la bonne distance que ce soit dans son contenu ou physiquement est essentiel pour s’exprimer avec facilité.

Dans son contenu, on a besoin de trouver un angle qui soit personnel, mais parler de choses trop privées peut créer une charge émotionnelle trop forte au point de ne pas être capable de délivrer son message. Trouver l’angle de ce qui est suffisamment unique pour retenir l’attention et toucher à l’individuel est le meilleur moyen de parler de l’universel.

Il est important que vous sachiez ce qui fait partie de votre vie privée et que vous souhaitez garder comme tel et ce qui est personnel, mais suffisamment collectif pour permettre aux autres d’avancer sur des problématiques que vous avez su traverser. Il existe des différences culturelles, d’un pays à un autre sur ce qui fait partie de l’intime et ce qui fait partie du collectif. Les américains parlent régulièrement de

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