Communiquer, c’est se positionner

https://www.linkedin.com/pulse/communiquer-cest-se-positionner-emilie-caillon/

La plupart du temps, on pense à la communication comme d’un élément final. On prépare un projet et puis on cherche à le communiquer avec plus ou moins de facilité. Après avoir parlé récemment avec deux clients, je m’aperçois à quel point il y a besoin de clarifier cela : la communication, c’est avant tout s’interroger sur sa position : position à l’autre, position à soi-même.

Si j’ai peur de communiquer, si j’ai du mal à communiquer, c’est que bien souvent que le projet n’est pas assez clair, que les rôles des uns et des autres ne sont pas suffisamment clairs. Que ce que j’apporte en prenant la parole, que ce que les autres apportent, leurs attentes (freins et moteurs) et mes attentes (freins et moteurs) ne me conviennent en réalité pas vraiment. C’est dans ces cas là que l’on marche à reculons.

Quand on communique, on veut avoir un effet. On souhaite que cela soit entendu, reçu et poursuivi de conséquences dans le concret. On veut être inspiré et inspirant.

La communication est un travail en profondeur. En profondeur ne veut pas forcément dire que ça va être long, ça veut dire que nous allons chercher à l’intérieur de vous où est le courage de dire votre vérité, ce qu’une partie de vous n’ose pas affirmer à cause des croyances limitantes ou de conventions.

Le courage vient du mot cœur.

Une partie de mon travail est d’observer, de vous faire des retours, par rapport à un objectif, des conflits, votre corps et votre carte mentale, de voir là où votre corps est libre, vivant et où il respire, lorsqu’il se révèle à lui-même et de voir là où c’est bloqué, coincé, et d’identifier quelles sont les représentations qui limitent votre vision. En effet, la manière dont vous mettez en récit, c’est-à-dire, présenter et re-présenter le monde va créer vos croyances et donc vos actions.

Car comme disait Jouvet « Tout est faux, sauf le corps ». Votre corps sait ce qui est juste pour lui. Parfois votre tête va lui dire que ce n’est pas raisonnable, que ça n’est pas logique… Mais qui parle quand parle cette petite voix ? Cette voix est-elle vraiment votre voix ou bien celle de vos parents, de vos amis, de vos professeurs qui de toute façon n’ont pas le même point de vue que vous, car ils n’ont ni le même vécu, et surtout, le plus important, ils n’ont pas les mêmes aspirations.

Mon travail est de vous aider à trouver ce courage de dépasser vos peurs, pour mieux vous révéler à vous-même, pour pouvoir ensuite mieux le communiquer aux autres et rentrer en connexion avec les autres pour concrétiser vos projets communs, car le son de votre voix sera réel, touchant.

En étant vrai avec vous-même, vous toucherez la vérité des autres. En vous reconnaissant, en assumant votre vision, permettez aux autres de mieux se reconnaître et de mieux vous reconnaître, car ces croyances limitantes ne s’imposent à vous que tant que vous ne prenez pas réellement votre place.

Viendra ensuite, la mise en forme, la mise en scène qui va créer la relation : les symboles, le registre langagier, la position physique, les intentions, le costume, les lumières, l’occupation de l’espace… Tout se fera de manière fluide et naturelle, lorsque la relation que vous souhaitez établir avec l’autre sera claire et surtout lorsque que vous vous serez réapproprié votre espace mental.

Si vous partez de vos aspirations, de votre vérité intérieure profonde (là où se trouve votre charisme), que vous êtes en accord avec vos intentions, votre position, libre au niveau de vos émotions, présent, alors tout se fera simplement, car tout sera aligné. Ça ne veut pas dire que vous n’aurez pas peur, mais que vous pourrez trouver en vous toutes les ressources du courage pour exprimer avec justesse votre voix.

Emilie Caillon

Interviewée dans le podcast « Aux Frontières du possible »

 

Le podcast « Aux Frontières du Possible » sur la prise de parole en public pour lequel j’ai été interviewée fin Décembre est en ligne !

Retrouvez-le ici : https://apple.co/2Dyunt6

https://apple.co/2Dyunt6

François Trésorier 
www.auxfrontieresdupossible.com

 

Et si nos faiblesses étaient nos forces

Article publié dans Femmes D’Influence – http://www.femmesinfluence.com/et-si-nos-faiblesses-etaient-nos-forces/

 

Trop ceci, pas assez cela… : nos croyances limitantes 

On considère souvent avoir des faiblesses, être trop ceci ou bien pas assez cela… et on croit que cela nous handicape pour pouvoir développer nos projets ou notre expression.

On se considère trop sensible, trop timide, trop peureuse, trop…. ou pas assez confiante, pas assez forte, pas assez etc… pour pouvoir réussir. (Comme dans l’ancienne pub pour un fromage à pâte fondue : « Trop ceci ! Pas assez cela ! »).

Et trop souvent les gens abandonnent leurs rêves et leurs ambitions, avec tristesse et lourdeur, en se disant que rien ne sert de désirer ce que l’on ne peut pas avoir…. Qu’il faut se faire une raison.

Pourtant vous n’avez parfois essayé d’atteindre vos rêves qu’une ou deux fois, mais souvenezvous combien de fois vous êtes tombées avant de réussir à marcher.

 

L’échec est une étape 

L’échec est juste une étape normale de l’apprentissage. Notre raison nous fait croire que l’on peut et doit tout réussir dès la première fois et que si ça ne marche pas c’est parce que nous n’avons pas les qualités nécessaires pour pas y arriver. Heureusement que vous n’avez pas fait la même chose quand vous avez appris à écrire ou à marcher… !

Et cette croyance de devoir réussir dès la première tentative est très forte dans la société française où parler d’échec est absolument tabou. Dans les pays anglo-saxons, on peut mettre nos échecs sur un CV, car cela est vu comme une expérience de laquelle on a appris.

Je vous invite à réinterroger vos conceptions et vos croyances, car les qualités et les défauts sont toujours relatives à un contexte.

Souvent, ce que vous avez accumulé comme jugement sur vous-mêmes sont des jugements que vous avez entendus par vos parents, amis ou professeurs et que vous avez considéré comme vrai.

 

Affirmez vos désirs et trouvez votre chemin 

Si vous en avez le désir, c’est qu’il y a une part de vous qui s’exprime et qui peut l’atteindre, cependant pour atteindre votre but, il s’agit de trouver votre route, votre chemin, avec vos manières. Si vous vous comparez et que vous voyez quelqu’un réussir quelque chose que vous désirez, vous pensez que c’est grâce à ses qualités et que vous voudriez avoir les mêmes pour réussir vous aussi, alors que la personne a réussi parce qu’elle a su faire avec elle-même.

C’est donc avec votre instrument que vous allez devoir travailler. On ne peut pas reprocher à un piano d’être trop lourd, à une flûte d’être trop petite, à une guitare d’être trop légère…. Tous ces instruments peuvent jouer de la musique et différents styles de musique, mais pour qu’ils délivrent un son, il faut les respecter et les utiliser pour ce qu’ils sont. On ne frappe pas un flûte en lui reprochant de ne pas faire le son d’une batterie ! Idem si vous êtes une guitare électrique, on peut vous reprocher d’être ce que vous êtes dans un orchestre classique, mais pensez à quel point vous seriez bien reçue dans un groupe de rock !

 

Vos faiblesses sont vos forces 

Vos faiblesses sont vos forces, juste elles n’ont pas encore été reconnues parce qu’elles ne sont pas utilisées dans le bon contexte ou de la bonne manière. Vous pouvez être introvertie et être une excellente oratrice, parce que votre timidité vous aura permis de rester en arrière, d’observer, de savoir écouter, comprendre et retranscrire…. Votre manière de vous exprimer n’utilisera pas les mêmes ressorts qu’une personne très extravertie. Il est important que vous trouviez cette manière qui vous permet d’être présent aux autres et que cela soit facile et plaisant. Votre sensibilité vous aura permis d’avoir plus d’empathie et de mieux comprendre les autres.

Réfléchisssez : dans quel contexte vos qualités peuvent-elle être perçues comme des forces ?

A votre rythme, avec votre instrument : osez et donnez-vous la parole !

Emilie CaillonExperte prise de parole, Coaching / Storytelling / Mise en scène 

Twitter : @dvlaparole

Instagram : caillonemilie

L’indispensable pour un bon pitch

article publié sur Linkedin 

Comment se fait-il que les pitchs s’avèrent pour certains aussi compliqués alors que quand on comprend de quoi il ressort, on s’aperçoit qu’il s’agit d’un jeu d’enfant.

Faire un bon pitch est essentiel. Cela assure la possibilité de négocier avec les bons interlocuteurs et de pérenniser votre projet.

Il faut comprendre une chose, c’est que la communication ne dépend pas uniquement de la personne qui émet un message, mais du lien que l’on arrive à créer avec la (ou les) personne(s) qui recoi(ven)t ce message.

 

VOTRE NEO-CORTEX 

Quand vous élaborez un pitch, vous utilisez votre néo-cortex qui est capable de traiter beaucoup de complexité. Vous connaissez votre sujet par cœur, vous l’avez élaboré, avez passé plusieurs heures, voire plusieurs centaines d’heures à envisager votre projet. Ce qui paraît évident pour vous, n’a rien d’évident pour votre interlocuteur.

Votre objectif est de conclure un accord avec votre interlocuteur, mais pour ça vous devez rentrer en communication émotionnelle avec lui et avant de faire cela il y a quelques barrages, avant que vous puissiez faire la fête ensemble pour réaliser des projets excitants.

 

SON CERVEAU REPTILIEN 

Avant de pouvoir rencontrer le néo-cortex de votre interlocuteur, vous allez rencontrer son cerveau reptilien. Quand vous faîtes un pitch, vous vous adressez à ce qu’Oren Klaff dans son livre : « Pitch Anything» appelle le « Croc’ Brain », le très primaire : « Cerveau de Crocodile ».

Le cerveau reptilien, « Croc’ Brain », est basique. Il est là pour assurer la survie. Il ne connaît que 2 messages : « fight or flight », « la fuite ou le combat ».

Le néo-cortex de votre interlocuteur est un endroit festif, créatif et vivant. On pourrait dire que le cerveau reptilien agit comme un videur qui va juste juger de qui peut rentrer ou non dans le néo-cortex pour que ça continue à être la fête. Si vous ratez ce passage, cela va s’avérer très compliqué de réussir à joindre le néo-cortex de votre interlocuteur. Pas impossible, mais beaucoup plus difficile.

 

LES ETAPES : DE LA FIABILITE ET DU RATIONNEL, MAIS AUSSI DE L’EMOTION 

Le cerveau reptilien va éviter tout danger. Donc la première chose qu’il va jauger est : est-ce que mon interlocuteur est fiable et sérieux ?

Là, on va vous juger sur des signes tangibles, rassurants : qui connait-il ? quel est son passif ?

Mais cela ne s’arrête pas à cette étape, car le paradoxe est que le cerveau reptilien va oublier tout ce qu’il ne considère pas comme un danger…. Donc autrement dit être fiable et sérieux ne suffit pas, car il y a des tas de gens très sérieux qui passent des heures à attendre en ligne.

Le videur a besoin d’être mis en alerte, mis en mouvement émotionnellement pour y voir une opportunité de permettre au néo-cortex de continuer à faire la fête.

Quand vous pitchez, cela ne tourne pas uniquement qu’autour de vous et de données rationnelles traditionnelles (QUI ? QUOI ? POUR QUI ? PAR QUI ? COMMENT ? COMBIEN ?), mais aussi et surtout de votre capacité à pouvoir inspirer votre interlocuteur, rentrer en contact avec lui à un niveau qui n’est pas purement logique, mais qui agît sur ses émotions, son ressenti.

 

DE NEO CORTEX A NEO CORTEX 

Une fois que vous aurez passé la barrière du videur, vous pourrez alors montrer tout votre savoirfaire de néo-cortex à néo-cortex : votre groove, votre manière de danser, votre compétence en cocktail et en blagues – ou encore vos talents d’ingénierie, de créatif ou autre… ! Mais rien ne sert de faire une démonstration de danse au videur, il y a assez peu de chance que cela serve à quelque chose.

L’indispensable est de ne jamais oublier qu’il ne sert à rien de rentrer dans les détails trop tôt, vous devez d’abord passer la première barrière du « videur », lui donner envie de vous laisser rentrer.

Préparez-vous, mais préparez-vous autrement !

Emilie Caillon, Experte prise de parole : coaching, storytelling & mise en scène – donnezvouslaparole.fr

Pourquoi devriez-vous travailler avec moi ?

La plupart des coachs sont sur un seul domaine. Ils vont être spécialisés soit sur le storytelling, sur la prestance scénique, sur la mise en forme ou la représentation visuelle, sur le relationnel, sur l’émotionnel, sur le positionnement….
Personnellement, je travaille sur tous ces points en même temps, car on ne peut pas séparer le fond de la forme.
Il faut penser la communication en terme de système et en globalité. Pour avoir une bonne communication, il est important d’être cohérent à tous les points de vue de la même manière qu’on crée un film, une pièce ou une série. On travaille à la fois sur le texte, le casting, la direction des acteurs, les décors, les costumes, la mise en scène, le rythme, la musique… C’est bien pour cela qu’on appelle le cinéma le 7ème Art.
Vous pouvez bien sûr choisir de travailler sur chaque spécialité individuellement, mais cela risque de vous prendre beaucoup de temps et de vous coûter beaucoup d’argent et ce sera à vous même de savoir si par rapport aux différents axes vous trouvez votre unité.
Ce que je sais depuis les 17 ans que j’exerce qu’il est toujours plus facile de partir de vous, d’aller chercher en profondeur vos intérêts, vos passions, voss moteurs pour vous permettre de trouver à l’intérieur de vous, la confiance dont vous avez besoin pour oser vous donner la parole. Ce que j’offre, c’est ce regard bienveillant mais sans concession, cette écoute fine de vos réactions physiques à vos propositions et un regard instruit sur les différentes possibilités qui s’offrent à vous dans chacun des champs énoncé plus haut.
Je travaille sur de nombreux projets en parallèle (actrice, auteure, réalisatrice/metteur en scène, productrice, formatrice/coach) et c’est pour cette raison, que j’aime travailler (et dans votre intérêt et dans le mien) de manière simple, rapide et efficace.
J’aime vous donner les moyens d’ouvrir vos ailes, d’ouvrir votre coeur et d’aller vers ce qui compte vraiment pour vous, votre objectif, ce qui vous transporte et ce qui transportera votre audience.

Pourquoi devriez-vous utiliser vos émotions dans vos discours ?

Voici un article publié pour l’Experthèque d’Ad’missions :

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Qu’est-ce qu’une émotion ?

Une émotion, c’est quelque chose qui nous met en mouvement : « motion » en anglais, « motio » en latin. Une émotion est une réaction psychophysiologique par rapport à des circonstances extérieures ou à des croyances.

Nos émotions sont nos guides. Elles nous indiquent si l’expérience que l’on est en train de vivre est plaisante et dans ce cas-là, on en veut plus, ou si l’émotion est déplaisante et dans ce cas-là, on préfèrera

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Comment dépasser la peur ?

Article publié pour l’Experthèque d’Ad’missions

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La première émotion à laquelle pensent la plupart des personnes, quand on leur parle de prendre la parole en public, c’est la peur. Pour vous aussi ?

Peur de se tromper, de ne pas être intéressant, peur de rater, … ça a de quoi faire trembler…. !

Mais si je vous disais que ça n’est pas grave, que c’est même tout à fait « normal » et que c’est bon signe : vous êtes vivants !

Le principe d’une émotion, c’est qu’elle doit nous traverser. Nous ne sommes pas nos émotions. Nous ne devons pas nous identifier à nos émotions. Vous n’êtes pas la peur, vous ressentez la peur, et cela, seulement dans certains contextes.

De par mon expérience, je sais que quand quelqu’un me dit qu’il/elle est timide, je sais que ce n’est qu’une

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Prendre la parole, c’est donner

Voici un article écrit pour l’Experthèque d’Ad’missions –

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La communication est une circulation.
On donne et on reçoit, on reçoit en fonction de ce que l’on donne.
Si ce que je donne est un message inspirant, gratifiant pour chaque partie, je reçois des applaudissements. Si je reconnais l’autre dans ses besoins, ses attentes et ses limites, il y a de plus grandes chances que l’autre puisse aussi m’entendre et reconnaitre mes besoins, mes attentes et mes limites.
Parler, c’est aussi savoir écouter et se faire entendre.
Que donne-t-on concrètement quand on prend la parole ?
On donne d’abord des informations, mais l’on apporte aussi ce que l’on est.
La notion de « donner des informations » est assez claire pour tous.
On donne des informations qui vont être utiles aux autres. C’est la base. On peut donner des informations qui vont

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Réussir ses oraux, en changeant son point de concentration

Que se passe-t-il quand nous avons des oraux, des entretiens et des auditions et que nous perdons tous nos moyens ?

Bien souvent, c’est que le « critique intérieur » va en prévention : juger, critiquer, censurer le moindre de nos gestes et de nos pensées. Le « critique intérieur » s’est constitué de tous les jugements et critiques que nous avons reçus de nos proches, parents, amis éducateurs et que nous avons acceptés comme vrais. Cela va déclencher chez nous : la peur de mal faire !

La peur de mal faire peut se manifester de la simple gêne, au trac (bouche pâteuse, épaules nouées, tics de langage, mouvements incontrôlés et répétitifs), à la complète paralysie et peut même parfois réussir à nous faire dire des choses idiotes…. Si je passe un examen, le critique intérieur voulant

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